How to sell hypnosedative medicines to Indians?

10 Jul

If I was a lab I would advertise in this way:

1) In big title: “lack of sleep is a disease you have to fear”

2) I would leave at disposal of people a simple diagnostic test based on a few questions.

3) If you answer yes to one of these questions consult your Doctor.

I do not invent nothing, this advertisement exists in India (see particularly the second page 1/2 of the advertisement).

8 Responses to “How to sell hypnosedative medicines to Indians?”

  1. NP July 11, 2011 at 8:01 pm #

    Bonsoir,
    Votre billet réactive les questions que je me pose au sujet des campagnes de dépistage de la DMLA auxquelles participe le syndicat auquel j’adhère, le SNOF (Syndicat National des Ophtalmologistes de France). Questions que je n’ai d’ailleurs pas soumises à la liste de diffusion dudit syndicat…
    La DMLA est une pathologie cécitante au sens de cécité légale (les patients ne sont pas plongés dans le noir mais subissent un scotome central plus ou moins large). Très longtemps, durant la phase dite “sèche”, les patients sont peu génés et, souvent, ne remarquent pas leur handicap qui devient fréquemment conséquent après la retraite. Il peut très bien arriver qu’on meure avant de savoir qu’on en était atteint (cela a été le cas de ma grand’mère à 83 ans). Le point important est donc que, dans la majorité des cas, le handicap conséquent est atteint après une longue période d’évolution plus ou moins
    perceptible, au stade d’atrophie maculaire ou par le fait de la complication néovasculaire (forme dite “humide”).
    Je me pose donc la question de la pertinence de l’annonce d’un tel diagnostic à des gens dont on ne sait pas quelle sera l’évolution, ni à quel moment cela deviendra un problème pour eux, ni quelles seront les conséquences d’une telle nouvelle sur la “qualité de vie”.
    J

  2. NP July 11, 2011 at 8:09 pm #

    Je poursuis (pas facile):
    Je me pose la question de l’interêt que pourraient avoir les labos qui vendent les compléments alimentaires reconnus comme efficaces pour limiter l’évolution de la DMLA par les études AREDS 1 et 2, à soutenir ces campagnes.
    Je me pose la question de devoir analyser ces études pour juger du bénéfice réel à prendre ces compléments alimentaires.
    Je me pose la question de savoir pourquoi mes confrères et soeurs ne discutent pas cet objectif qui fait affluer dans nos cabinets nombre de patients angoissés à tort souvent, ou à juste titre et auxquels on ne peut que dire d’attendre le grand soir du scotome en mangeant des pilules.

  3. NP July 11, 2011 at 8:22 pm #

    Je finis:
    Je ne conteste pas le droit de prescrire les compléments alimentaires et leur intérêt (je l’espère) pour retarder une échéance douloureuse.
    Je conteste l’obligation où nous mettent ces campagnes à, soit donner précocément un diagnostic anxiogène sans certitude de cécité terminale avec lequel le patient va devoir vivre, soit à mentir pour ménager quelques années plus agréables en vendant des recommandations alimentaires “au cas où, mon bon monsieur, ou ma bonne dame, on vit maintenant tellement vieux…”
    Si je n’avais pas peur d’aller trop loin je dirais que la DMLA c’est la prostate des ophtalmos.
    Ca reste entre nous.

  4. Ha-Vinh July 12, 2011 at 8:35 pm #

    Bonsoir,
    Le RSI a publié un rapport sur le traitement de la forme humide de la DMLA:

    http://www.le-rsi.fr/publications/sante/etudes_canam_gestion_du_risque_et_prevention/pdf/20110516_rapport_final_dmla.pdf

    Pour le seul mois d’octobre 2009 le LUCENTIS® (qui comme vous le savez est le traitement le plus utilisé) a coûté 18,7 millions d’euros à la Sécurité Sociale soit environ plus de 200 millions d’euros par an pour le médicament à lui seul. Les indications sont posées de plus en plus exclusivement par l’OCT (Optical Cohérence Tomography) qui est un examen non invasif permettant le diagnostic et le suivi des néovaisseaux. L’OCT tends à suplanter l’angiographie. Par rapport aux recommendations les deux dérives rencontrées étaient le traitement de néo vaisseaux non strictement rétrofovéolaires (juxta fovéolaires) et le tratement d’oeil dont l’acuité visuelle était inférieure à 1/10 et même à 1/20.

    Je vous remercie de votre intéret pour ce blog
    Bien cordialement.
    P. Ha-Vinh

  5. Ha-Vinh July 12, 2011 at 9:04 pm #

    (suite)
    Vous évoquez dans vos commentaires le dépistage précoces des formes sèches de DMLA (avant l’apparition des symptômes).

    Ce dépistage ne répond pas aux critères d’un dépistage de masse et ne doit donc pas être systématiquement proposé:
    Un dépistage de masse doit répondre aux critères suivants:

    1) pouvoir déboucher sur un traitement curatif
    2) le traitement curatif ne doit pas être mutilant ou avoir des conséquences fonctionnelles
    3) la maladie dépistée doit avoir un pronostic vital ou très sévère
    4) la maladie doit être fréquente dans la population

    Dans le cas de la forme sèche de la DMLA il n’y a pas de traitement curatif à proposer
    Dans le cas du cancer de la prostate le traitement curatif a des conséquences fonctionnelles
    Dans le cas de l’Alzheimer (et oui certains ont même pensé à dépister l’alzheimer par des tests de mémoire!) il n’y a pas de traitement curatif

    Ces pathologies ne doivent donc pas faire (et ne font d’aileurs pas) l’objet de campagnes de dépistage de masse organisé.

    Ce que vous décrivez ressemble plus à de l’information ayant pour but de déclencher une initiative individuelle du malade débouchant sur la demande d’un test à son médecin.

    Le médecin doit alors éclairer la décision du malade sur le test en lui précisant les limites décrites ci-dessus (comme vous l’avez fait dans vos commentaires pour lesquels je vous remercie).

    Pour le cancer de la prostate je pense que les conditions d’un dépistage de masse seront remplies lorsqu’on aura un traitement curatif non mutilant (peut être la cryothérapie ultrafocale c.a.d intracapsulaire)

    Bien cordialement
    P Ha-Vinh

  6. Nicolas Prince July 13, 2011 at 5:57 am #

    Je n’ai pas le remps d’être suffisament long dans ma réponse. Vous parlez de dérives quant aux indications des IVT d’anti-VEGF. C’est un point de vue nettement orienté. Sur le plan fonctionnel il y a peu de différence foncière entre rétro-fovéolaire et juxta-fovéolaire, le pronostic pour le patient n’est pas très différent à terme. Par contre la différence pour le dossier d’AMM est conséquente je pense en terme de coût. En OPH on est souvent hors AMM pour, me semble-t-il des questions de coûts de procédures d’AMM. Je peux me tromper car je n’ai pas étudié au fond. Si vous êtes patient et que vous regardez tout ça, je pense que vous n’aurez pas forcément le même point de vue que le salarié du RSI🙂.

  7. Nicolas Prince July 13, 2011 at 10:12 am #

    Amusant: débat parallèle chez docteurdu16 sauf qu’il implique aussi les organismes de prise en charge.

    • Ha-Vinh July 13, 2011 at 10:47 am #

      Je vais aller voir,
      mais vous avez raison, le terme dérive est mal approprié, j’aurai plutôt dû employer le terme inadéquation avec l’AMM.
      D’ailleurs le rapport du RSI propose de conduire des études pour préciser la pertinence de l’extension des indications aux lésions de l’ensemble de la macula puis de modifier l’AMM et le prix du médicament en cas d’élargissement.
      Bien cordialement
      P Ha-Vinh

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